-1 : la commune de Fontvieille
L’histoire de Fontvieille remonte très loin dans le temps mais jusqu’à la révolution son histoire est confondu avec celle d’Arles, ce n’est qu’en 1790 quelle fut érigée en commune. Le bourg fut formé par les carriers, qui venant de Castellet, s’installèrent autour de la vieille fontaine (d’où le nom de font-vieille) pour tailler dans la masse du rocher ou sis le village. L’exploitation de ces carrières connurent leurs apogée vers 1860 ou Marseille fut reconstruite. Le palais Longchamp et de la bourse, la rue de la République pour ne citer que les principaux sont en pierre de Fontvieille.
-2 : le club taurin Fontvieillois
Il y a aujourd’hui plus de 100 ans que le club taurin Fontvieillois existe, il vit le jour de façon légale en 1898, mais le passé tauromachique de notre village remonte plus avant que cela car sous Napoléon 1er l’histoire locale nous dit que des courses étaient organisées, à la gloire des victoires des armées Napoléoniennes. Ces courses avaient lieu sur l’aire du château Légier, terrain qui existe encore de nos jours. Un plan de charrettes était formé et la jeunesse pouvait se mesurer aux taureaux et vaches qui sortaient du char et pour défendre leurs attributs.
Si chaque bêtes portait une cocarde, celle ci n’était pas toujours primée, Généralement seules les 3ème et 4ème portaient une cocarde primée à 3, 4 et parfois 5 francs. Le meilleur raseteur de l’après- midi avait un prix en l’occurrence une montre. Avant la course il y avait un tour de ville, avec le tambour qui jouait la « rampellado »( le rassemblement) et un trident porté par un jeune aféciuona où était accroché montre et cocardes.
La bouvine étant présente de puis des lustres à Fontvieille il fut décidé en le 3 avril 1898 de fonder le « Club Taurin Fontvieillois ».
Le siège initial en fut le café des Arts dans la Grand-rue qui devint ensuite le « casino » puis maintenant le cabinet de Kinésithérapie « Garrido » (en face le cinéma). La fête annuelle se déroulait là : bals, aïoli du lundi, le podium et les tables étaient dressés dans la cour bâchée attenante, le taureau à la bourgine était descendu du char devant le siège. Il n’y avait que les courses de vachettes qui se déroulaient dans les arènes du « Grand Café ». La première ferrade eut lieu au mois de mai à la manade Lescot à Vergières.
Peu avant 1914, le siège fut transféré au café de « l’Alcazar ». Disposant des arènes la vitalité du club s’amplifia. Les arènes étaient toutes simples : la piste était entourée de deux poutrelles (les travettes) scellées sur des piliers, les gradins n’étaient que des étagères en planches courant le long du mur d’enceinte, pour y accéder les spectateurs grimpaient un escalier de pierre. En 1919 elles furent réaménagées mais quelques années suffirent pour les rendre à nouveau inutilisables.
C’est alors que (entre 1930/1934), un plan de charrettes, puis des arènes portatives furent tour a tour montés sur le haut du champ de foire.
En 1932 la municipalité de Hyacinthe Bellon acheta le café de l’Alcazar et les arènes attenantes. D’important travaux y furent réalisés et, en 1935, à l’occasion des fêtes du moulin de Daudet, furent inaugurés l’actuel Hôtel de Ville et les arènes complètement transformées, en la présence du député maire D’Arles Sixte Quenin et du président Edouard Herriot. C’est la royale du marquis de Baroncelli qui foula la première la piste des nouvelles arènes. A noter pour l’anecdote que la cocarde d’or fut annulée cette année la pour ne pas faire concurrence à cette course !
Depuis sous l’impulsion du club taurin, dont le siège fut transféré en 1935 au bar Modern’, Tous les grands cocardier ont foulé un jour la piste de Fontvieille les Petassa, Gandar, Evèque, Régisseur, Dur, Vovo, Lopez, Cosaque, Joujou, Charmentoun, Rami…….Charlot, Jeanot, Braconnier etc.………( la liste n’est pas exhaustive). pour subir les assauts des as du crochets. Le club fut l’un des tous premiers à organiser des courses royales dés 1936, toutes les vedettes tels le Gandar qui le 16 août 1955 avec la royale de Blatiere et bien sur la vedette locale Manolo Falomir obligea les responsables du club a fermer les arènes après y avoir entassé plus de deux mille personnes. Les personnes restée dehors enfoncèrent la porte pour se placer en contre piste mêmes les portiers furent coincés à leurs postes effarés. Le club a également en mémoire la date du 10 août 1951 et la fantastique course du Vovo qui fut affronté ce jour là par un tout jeune raseteur local nommé Manolo Falomir et qui passa immédiatement au grade d’idole.
De nouveaux aménagements eurent lieu en 1976 avec notamment la mise en place de contre barrières devant le grand portail d’entrée et le toril, elles furent remises aux normes de sécurité en 1998 pour le centenaire.
Trois jubilés furent organisés Daniel Pellegrin avec la despedida de Joujou de Laurent en 1978, Robert Archet en 1992 et Laurent Baldet en même temps que la despedida des cocardiers Vincent de Ribaud et Braconnier de Fabre Mailhan en 2000 et le club participa au jubilé de Gérard Barbeyrac qui se fit à Mouries.
Les saisons Fontvieilloises sont axées sur des dates traditionnelles que sont le 1er mai et le lundi de pentecôte la fête votive le premier dimanche d’août et la fête du club taurin le dernier dimanche d’août. Le Crochet d’argent le trophée local qui récompense le meilleur raseteur de la saison des AS à Fontvieille existe depuis maintenant 35 ans, le grand prix Manolo Falomir depuis 5 ans le dimanche de la fête votive et le Taü d’argent depuis 6 ans le lundi de la fête votive réservé aux taü neufs. A bientôt sur nos gradins afin d’écrire ensemble de nouvelles pages de bouvine.